Résumé :
Toute société, même la plus désabusée, nourrit un culte des héros et des grands hommes, modèles proposés à l’admiration publique,
préférences avouées et revendiquées. Mais alors que les rituels classements ou sondages d’opinion donnent pour personnalité préférées des
Français des sportifs – Zidane, Noah – ou des religieux – l’abbé Pierre, sœur Emmanuelle –, il semble que l’histoire ne possède plus de
figure propre à susciter l’adhésion nationale.
C’est à cette question qu’Alain Corbin s’emploie à répondre, dans un essai bref et percutant. Après une réflexion générale sur le statut de
héros ou de grand homme, il revient sur les figures légendaires, tour à tour adulées, oubliées, voire honnies, qui composent le panthéon
national. De Clovis à Henri IV ou Napoléon, de Richelieu à Gambetta, ce sont surtout des monarques, des hommes d’État, des guerriers qui ont
cristallisé l’attention du peuple.
Alain Corbin interroge les ressorts de l’admiration et le mode de fabrication des héros : après la gloire militaire, la foi dans le progrès
puis la soif d’aventure firent les grands hommes et, de nos jours, c’est dans le domaine du compassionnel et de l’humanitaire que l’on
trouve les héros.
A l’heure où l’on parle d’une maison de l’histoire de France, ce court essai apporte des analyses salutaires.
Garfield Fait Feu de Tout Bois
Résumé:
Garfield se découvre une âme ludique : il glisse sur des peaux de banane pour se faire rire et nous
gratifie d'une série d'imitations très réussies : Mona Lisa, un papillon sur un pare-brise, un bouchon de Rolls. Mais en général, il ne sort de sa léthargie que pour se montrer désagréable. Par exemple, Jon ayant acheté des rideaux pré-lacérés (style grunge), il se donne du mal de chien à les recoudre. Le reste du temps, il met toute son intelligence au service de ses deux obsessions majeures : bouffer et dormir.
Il déploie une patience énorme pour attraper les oiseaux : à plat ventre devant une boîte d'oeufs, il attend. En vrai professionnel, il est
capable de reconnaître une blanquette trop salée en suçant une tache sur la cravate de Jon. Dans le domaine du sommeil aussi, il est le plus
fort, il fait des ZZZ beaucoup plus ouvragés que ceux de Jon et Odie. L'idéal, c'est quand il arrive à faire cohabiter sa flemme et sa
goinfrerie. Par exemple en écoutant une histoire que lui lit Jon pour l'endormir : Emincer un petit oignon, faire fondre dans du beurre, etc. Là, pour peu qu'il ait englouti avant une tonne de lasagnes, Garfield nage en plein nirvana.
Malice et magie sont au rendez-vous ! La sorcière Kroquela s'aperçoit au moment de faire sa soupe qu'il lui manque plein d'ingrédients... Qu'à cela ne tienne, d'un coup de balai elle file chez sa voisine Mère-Grand pour lui voler quelques carottes. Une petite escale chez l'ogre pour s'approvisionner en pommes de terre et hop, le tour est joué... Pour finir, direction le potager du bûcheron où Kroquela chipe quelques poireaux : un vrai jeu d'enfant ! Oui mais voilà, tel est pris qui croyait prendre : notre sorcière ne se doute pas que sa soupe lui réserve des surprises de taille... - Une vraie belle histoire de sorcière, originale et riche en rebondissements - Des illustrations savoureuses de la talentueuse Magali Le Huche - Les lecteurs se régaleront en découvrant les clins d'oeil aux nombreux héros bien connus des enfants, tels Le petit chaperon rouge, Le Petit Poucet, ou encore Le Grand méchant Ogre...
Dans la Russie du XVIIIe siècle, où la rébellion menace, le jeune Griniov est contraint de rejoindre une misérable forteresse afin de
devenir officier. Il tombe alors amoureux de Marie, la fille du capitaine. Pendant ce temps, l'armée de Pougatchev avance dangereusement.
A l'âge de seize ans, sur ordre de son père, Piotr Andréïtch Griniov gagne le fort de Bélogorsk où il va servir et, parce qu'il est noble,
devenir d'emblée officier.
Quoique la vie de garnison ne fût pas faite pour le séduire, son existence devient vite plaisante, en particulier grâce à la présence de
Maria Ivanovna, la fille du capitaine, qu'il souhaiterait épouser. Mais, au début d'octobre 1773, on apprend que le cosaque Pougatchov vient
de réunir une bande de brigands et se fait passer pour Pierre III, le défunt époux de Catherine II : il ne va pas tarder, à prendre le fort d'assaut et ce sera, pour Griniov, l'occasion de montrer qu'il est bien le " chevalier " de Macha.
La rébellion de Pougatchov a réellement eu lieu et Pouchkine lui a consacré un livre d'histoire avant de faire paraître en 1836, quelques
semaines avant sa mort, La Fille du capitaine. Mais, dans ce roman historique, c'est à Griniov qu'il laisse le soin de raconter à la
première personne les menées de ce Pougatchov qu'il affronte et qui, sous ses yeux, sous les nôtres, entre deux moments de férocité, se
montre aussi capable d'humanité : fasciné par l'abîme, le brigand devient fascinant.
L’histoire incroyable d’un homme qui a vécu seul pendant 27 ans dans les forêts du Maine
En 1986 – c’était l’époque de Reagan et de Tchernobyl – Christopher Knight, un jeune homme intelligent et timide, décide de quitter la
société des hommes pour vivre dans une solitude totale au cœur de la forêt du Maine au nord des États-Unis. Pendant près de 30 ans, il ne
parlera à personne, fuira tout contact, apprenant à survivre au froid et à la faim grâce à son courage et à son ingéniosité. Pendant toutes
ces années aussi, il réussira à s’introduire sans trop de dommages dans certains cottages pour trouver des vêtements, des livres, des piles, de la nourriture supplémentaire… qui lui permettront de traverser sous sa tente les terribles hivers de cette région américaine jusqu’à son arrestation en 2014.
Michael Finkel a été le seul journaliste auquel Christopher Knight a accepté d’accorder de nombreux entretiens, en prison et après sa
libération.
Pourquoi a-t-il décidé de se retirer du monde ? Qu’a-t-il appris de ces 27 années ? Comment a-t-il supporté son retour dans la société ?
Un ouvrage qui n’est pas seulement un récit de survie mais qui pose des questions fondamentales sur la solitude, la vie des ermites, la
cohabitation avec la nature sauvage, le monde intérieur, les contrastes de notre société. C’est aussi le portrait d’un homme qui a choisi de
vivre à sa façon et qui au-delà des souffrances y a totalement réussi.