les etoiles filantes
Depuis toujours, Elisa aime Louise et Louise aime Elisa. Elles se ressemblent comme deux gouttes d'eau ! C'est bien simple, elles ont les mêmes goûts pour tout. Mais cette année, Louise décide de partir en vacances à la montagne et Elisa à la mer...
Les etoiles
Un jeune garçon juif et une petite fille musulmane se rencontrent dans un parc, dans le Mile End : quartier populaire de Montréal. Ils
réalisent bientôt qu'ils partagent une passion profonde pour les étoiles et les constellations, rêvant de devenir un jour scientifiques ou astronautes, d'explorer l'infini du ciel. Leur histoire consistera à rêver, à partager et à explorer ce qui est plus grand que nous, au-delà
des questions religieuses. Véritable hymne à l'amitié, Jacques Goldstyn nous offre, une fois de plus, un livre exceptionnel.
DES 6 ans
SEULS
Chaque année, plus de 400 jeunes d’âge mineur arrivent seuls au Canada pour demander le statut de réfugié. Sans parents. Sans adulte pour les accompagner. Seuls raconte le parcours de trois d’entre eux : Afshin, Alain et Patricia. Leur témoignage ouvre une fenêtre sur les nombreux déchirements, les difficiles sacrifices et les innombrables épreuves qui jalonnent ce chemin rempli d’obstacles. Mais surtout, Seuls parle du courage et de la résilience dont ont fait preuve ces jeunes avant de pouvoir, enfin, accéder à une vie où la menace et le danger ne font plus partie du quotidien. Seuls est une adaptation du documentaire du même nom, réalisé par Paul Tom et produit par Picbois Productions.
La reine dans le palais des courants d'air
Millénium 3
Après avoir échappé de peu à la mort, Lisbeth Salander se remet difficilement de ses blessures dans une chambre d’hôpital. Incapable
physiquement d’agir, elle a de surcroît été placée en isolement et sous surveillance policière, car elle est encore sous le coup de
plusieurs chefs d’accusation. La voilà coincée, donc, mais pas inactive, d’autant qu’un patient soigné dans une chambre voisine a de très
sérieux et très anciens comptes à régler avec elle…
De son côté, Mikael Blomkvist se démène pour innocenter et réhabiliter la jeune femme. Ses recherches lèvent le voile sur les plus
inavouables activités de certains services secrets, mais les sombres personnages autour desquels se resserre son enquête ne vont pas se
laisser menacer sans réagir.
Le troisième volume de Millénium promet poussées d’adrénaline, insoutenable suspense et scènes terribles, mais la pire épreuve pour le
lecteur consistera à se séparer des personnages à la fin de ce dernier volet de l’irrésistible trilogie.
Martine en classe de decouverte
48
Ce matin, à l'école, Martine se sent pousser des ailes ! Le car emmène toute la classe en excursion ! Avec la maîtresse, les enfants vont découvrir un endroit merveilleux, dédié aux oiseaux du monde entier. Sur fond de plantes tropicales, il vont apprendre à observer et reconnaître les perroquets, les cacatoès, ibis rouges, spatules, toucans et calaos. Martine, qui inaugure l'appareil photo reçu pour son anniversaire, veut immortaliser sa classe, mais Ludo manque à l'appel. Toujours distrait, celui-ci a dû s'égarer du côté des étangs. Au moment du départ, il réapparaîtra fourbu, mais heureux,...
Benny a l'eau
Benny en a assez de rester enfermé. Son petit frère aussi veut sortir. « Veille sur lui, Benny », dit Maman Cochon. « Qu’il ne tombe pas à l’eau, surtout ! » Au bord de la mare, Benny et son petit frère retrouvent leurs amis… Mais aussi leurs ennemis, dont l’affreux Marco Rulle qui pousse le petit cochon à l’eau. Heureusement, leur bien-aimée Klara est là. Elle se jette à l’eau pour le sauver et, ensuite, elle le serre contre elle pour le réconforter.
Le tour du monde du roi Zibeline
«– Mes amis, s'écria Benjamin Franklin, permettez-moi de dire que, pour le moment, votre affaire est strictement incompréhensible.
– Nous ne demandons qu'à vous l'expliquer, dit Auguste. Et d'ailleurs nous avons traversé l'Atlantique pour cela.
– Eh bien, allez-y.
– C'est que c'est une longue histoire.
– Une très longue histoire, renchérit Aphanasie, sa jeune épouse que Franklin ne quittait plus des yeux.
– Elle traverse de nombreux pays, elle met en scène des drames et des passions violentes, elle se déroule chez des peuples lointains dont
les cultures et les langues sont différentes de tout ce que l 'on connaît en Europe...
– Qu'à cela ne tienne! Au contraire, vous mettez mon intérêt à son comble...»
Comment un jeune noble né en Europe centrale, contemporain de Voltaire et de Casanova, va se retrouver en Sibérie puis en Chine, pour
devenir finalement roi de Madagascar...
Un roman vif, fougueux, enthousiasmant par l'auteur
de L'Abyssin, de Rouge Brésil (prix Goncourt 2001) et du Grand Cœur.
L'analphabete qui savait compter
"Statistiquement la probabilité qu'une analphabète née dans les années 1960 à Soweto grandisse et se retrouve un jour enfermée dans un
camion de pommes de terre en compagnie du roi de Suède et de son Premier ministre est d'une sur quarante-cinq milliards six cent
soixante-six millions deux cent douze mille huit cent dix.
Selon les calculs de ladite analphabète."
Tout semblait vouer Nombeko Mayeki, petite fille noire née dans le plus grand ghetto d'Afrique du Sud, à mener une existence de dur labeur
et à mourir jeune dans l'indifférence générale. Tout sauf le destin. Et sa prodigieuse faculté à manier les nombres. Ainsi, Nombeko,
l'analphabète qui sait compter, se retrouve propulsée loin de son pays et de la misère, dans les hautes sphères de la politique
internationale.
Lors de son incroyable périple à travers le monde, notre héroïne rencontre des personnages hauts en couleur, parmi lesquels deux frères
physiquement identiques et pourtant très différents, une jeune fille en colère et un potier paranoïaque. Elle se met à dos les services
secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. À ce moment-là, l'humanité entière est menacée
de destruction.
Dans sa nouvelle comédie explosive, Jonas Jonasson s'attaque, avec l'humour déjanté qu'on lui connaît, aux préjugés et démolit pour de bon
le mythe selon lequel les rois ne tordent pas le cou aux poules.
Le sumo qui ne pouvait pas grossir
Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler.
Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un
« gros » en lui malgré son physique efflanqué, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le
monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsqu'on n'est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?
Derrière les nuages, il y a toujours un ciel…
Après "Milarepa", "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran", "Oscar et la dame rose", "L'Enfant de Noé", Éric-Emmanuel Schmitt poursuit « Le
Cycle de l'Invisible » avec ce nouveau récit qui mêle enfance et spiritualité, nous conduisant ici à la source du bouddhisme zen.
MIMOSE ET SAM
Mission hibernation
Basile est furieux! Quelqu'un a grignoté ses belles feuilles pendant son sommeil! Qui a pu faire une chose pareille? Mimose et Sam sont bien décidés à le découvrir. Mettant en vedette un duo de personnages attachants, Cathon nous offre un nouveau livre qui permet aux très jeunes lecteurs de découvrir la bande dessinée d'humour et le récit d'intrigue.
TREFLE
Trèfle et sa famille habitent dans une ferme . À la chèvrerie, il y a toujours un tas de choses à faire, comme cueillir des bleuets ou ramasser des moules. Trèfle a envie de faire toutes ces choses, mais en choisir une seule est très difficile pour elle. Le jour où la petite chèvre Pivoine s’aventure loin de la ferme, Trèfle comprend que, pour la sauver, elle devra agir rapidement, sans hésiter.
LOLA Reine des princesses
Parmi tous ses cadeaux de Noël, Lola découvre une petite couronne en papier doré. Chez sa grand-mère, elle reçoit un costume de vraie princesse avec… une couronne ! Et ce n’est pas tout : le jour de la galette des rois, Lola trouve la petite fève. Deux fois !
Un bisou, c'est trop court
L'ile aux calins
Bonjour, mon petit coeur
Adorable, c'est tout moi!
Boites a bonheurs
GERVAIS ET CONRAD
Gervais (une cigale) et Conrad (une fourmi) sont des amis de très longue date. À travers leurs différentes aventures, le duo le plus drôle et le plus improbable depuis Laurel et Hardy découvrira (et par le fait même nous aussi) un tas de choses à propos des plantes qui nous entourent.
Avec ce documentaire au parfum de comédie de situations, Iris offre aux jeunes lecteurs un album rempli d’humour qui fera assurément le bonheur des amoureux de la nature. Des futurs pouces verts aux simples curieux, en passant par les parents, évidemment. Ce livre est essentiel pour en apprendre sur nos amis les plantes.
AKUTEU
C’est entre deux croquettes de chez McDo, à Roberval, dans une vieille Mustang décapotable blanche, à cinq ans, que j’ai appris que je passais. «Passer», pour ceux qui connaissent pas le terme, c’est blender dans une société majoritaire, c’est passer blanche. Pendant vingt ans je me suis demandé ça voulait dire quoi, passer. Vingt ans à me demander j’étais qui, moi. À cinq ans, ce que j’aurais aimé entendre, c’est quelque chose comme: «Sois fièr·e d’être ilnu, de tes racines.»
Akuteu: «suspendu», en langue innue. Filant la métaphore de la carcasse de l’animal que l’on suspend, Soleil Launière raconte le vertige d’être en perpétuelle suspension, entre la fierté et la honte, entre les mondes du visible et de l’invisible. Est-il légitime de prendre la parole au nom des siens? Comment démêler l’inextricable nœud dont est faite l’identité?
KUKUM
Ce roman retrace le parcours d'Almanda Siméon, une orpheline qui va partager sa vie avec les Innus de Pekuakami. Amoureuse d'un jeune Innu, elle réussira à se faire accepter. Elle apprendra l'existence nomade et la langue, et brisera les barrières imposées aux femmes autochtones. Almanda et sa famille seront confrontées à la perte de leurs terres et subiront l'enfermement des réserves et la violence des pensionnats. Racontée sur un ton intimiste, l'histoire de cette femme, qui se déroule sur un siècle, exprime l'attachement aux valeurs ancestrales des Innus et au besoin de liberté qu'éprouvent les peuples nomades, encore aujourd'hui.
Le fruit de la puanteur
Le fruit de la puanteur est un roman d’anticipation dont l’action se déroule à la fois dans la Chine du XIXe siècle et sur la côte ouest du Canada, dans un futur maintenant très proche. Les deux narratrices, Nu Wa et Miranda, sont distinctes, mais leurs histoires respectives en viennent à fusionner. Un certain flou est maintenu tout au long de l’œuvre : s’agit-il de deux histoires singulières, l’une mythologique et l’autre futuriste ? Les protagonistes correspondent-elles à la même personne et, si oui, s’agit-il d’une créature hybride et capable de métamorphoses, parfois poisson, serpent, fille ou femme ? Une étrange maladie qui se propage dans les rêves vient brouiller les cartes. Au bout du compte, le roman peint un portrait troublant de la Chine industrielle, et un portrait tout aussi troublant d’un futur proche dans lequel le monde est gouverné par de grandes corporations, par le clonage et la bio-ingénierie.
Rappelant parfois les œuvres de Virginia Woolf, parfois celles de Timothy Findley, parfois celles de Maxine Hong Kingston, Le fruit de la puanteur est un roman écoféministe, queer et politique qui utilise la science-fiction et les tropes des littératures de genre pour encourager une véritable réflexion sur l’identité — notamment au sein de la diaspora chinoise et de la société canadienne —, ainsi que sur la race, le sexe, le genre, les technologies, la globalisation et le biopouvoir.
À l’intersection de la littérature féministe et lesbienne, du cyberpunk, de la science-fiction et du réalisme magique, proposant la revalorisation des mythes de la création du monde ainsi qu’une critique du technocapitalisme, Le fruit de la puanteur pose la question de ce que cela signifie d’être humain sur un territoire meurtri et attaqué par le capitalisme sauvage.LL
Anne Hebert
Que ce soit comme nouvelliste et romancière, du Torrent et des Chambres de bois à Kamouraska et aux Fous de Bassan, comme poète, du Tombeau des rois aux Poèmes pour la main gauche, ou comme dramaturge, des Invités au procès à La Cage, Anne Hébert (1916-2000) nous a laissé une oeuvre dont la splendeur, l'originalité et la force font d'elle une figure majeure de la littérature québécoise et canadienne du XXe siècle. Commencée au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, cette oeuvre s'échelonne sur une cinquantaine d'années, toujours nouvelle et cependant toujours fidèle au même désir, à la même exigence : vivre, c'est écrire. Mais qui était cette femme qui a donné naissance dans tant de livres à tant de beauté, de violence et de vérité ? Sur sa vie, son intimité, ses rapports avec sa famille et ses proches, Anne Hébert était la discrétion même, comme si la présence et le rayonnement de son oeuvre exigeaient l'effacement de sa personne, sa propre absence, en quelque sorte. De son enfance et de sa jeunesse, de ses apprentissages, de la trajectoire qui l'a conduite du Québec où elle est née à la France où elle s'est épanouie, de ses façons de travailler, des rencontres qui l'ont marquée, des êtres qu'elle a aimés et qui l'ont aimée, entourée, soutenue, des joies et des souffrances qu'elle a vécues et qui ont pu nourrir son imagination de romancière, elle n'a pratiquement rien dit, ni dans ses écrits ni dans ses interventions publiques. C'est donc sur ce « mystère Anne Hébert » que se penche ici Marie-Andrée Lamontagne, non certes pour le résoudre (qui saura jamais la vérité d'un tel être ?), mais pour essayer au moins de l'éclairer avec toute la précision, la sympathie et l'honnêteté qui s'imposent. Recherches dans les bibliothèques et les dépôts d'archives, exhumation et dépouillement de correspondances privées et de papiers de famille, entretiens avec plusieurs témoins, dont des proches, consultation d'imprimés et de documents audiovisuels de toutes sortes, voyages : mariant l'enquête journalistique et l'essai littéraire, la biographe n'a rien négligé pour nous offrir un portrait complet et vivant de cette grande dame dont l'existence, vouée à la littérature, aura épousé le XXe siècle.
13000 ans et des poussieres
Voici l’histoire de Jade, 13 ans, adoptée en Chine alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Voici aussi l’histoire de sa mère adoptive qui, très malade, prend la décision de ne plus vivre avec la souffrance. Que doit comprendre Jade de tout cela ? Quel impact cette décision aura-t-elle sur la famille et sur la vie de Jade ? Une histoire qui traite de sujets sensibles mais importants : l’adoption, l’immigration et l’aide médicale à mourir.
L'or des melezes
Pishimuss, une aînée, revient sur sa vie au sein de sa communauté. Elle raconte les amitiés, les amours, la chasse au caribou, le fleuve et la forêt. L’or des mélèzes est une série de tableaux, de moments de vie, d’instantanés. Sophie, la meilleure amie. Mathias, le fils qui meurt sans jamais mourir. Adeline, l’adolescente révoltée. Et puis, il y a Xavier, l’amour de sa vie. Xavier, dont l’histoire est portée sur le dos d’une rivière. Roman familial à l’écriture épurée, L’or des mélèzes capte des scènes des vies à la fois lumineuses et poignantes, sans pathos ni ressentiment.
A train perdu
C’est sur un train qui sillonnait les régions reculées du nord de l’Ontario qu’est née Gladys. Avec sa fratrie et les enfants de la forêt côtoyés au fil des haltes, elle a vécu sur les rails des années de pur ravissement. A rencontré l’amour.
« Quand on a connu le bonheur, il est impossible de croire qu’il n’est plus possible. »
Qu’est-ce qui a poussé cette optimiste forcenée, devenue une femme âgée, à se jeter sur un train puis un autre, échappant à toutes les tentatives pour la ramener à la maison ? La question obsédera ses amis proches et lointains, de même qu’un certain activiste des chemins de fer qui n’en démordra pas : quelqu’un, quelque part, doit savoir ce qui a conduit Gladys si loin de Swastika.
Dans l'ombre du soleil
Reflexions sur la race et les recits
Jusqu’au xxe siècle, les Noirs sont rarement représentés dans la littérature et l’art des nations occidentales et, quand ils le sont, ils
n’apparaissent presque jamais comme des êtres humains à part entière. Mais que se passe-t-il lorsque nous décidons d’accorder une attention
centrale à ces hommes et ces femmes jusqu’alors relégués dans les marges de nos récits et de nos représentations ? Dans quelle mesure ce
renversement des perspectives vient-il remettre en question et complexifier notre compréhension de l’histoire ainsi que de notre identité
individuelle et collective ?
À mi-chemin entre l’essai littéraire, le récit de vie et la chronique historique, Dans l’ombre du soleil propose une
méditation nuancée et perspicace sur l’identité, l’art et l’appartenance ainsi que sur le refuge et le réconfort que nous offrent les
histoires que nous inventons et transmettons au fil des générations. S’appuyant sur l’analyse de nombreuses œuvres picturales, littéraires
et cinématographiques, la romancière Esi Edugyan met en lumière son propre parcours de Canadienne née à Calgary de parents ghanéens et celui
de personnes noires longtemps restées dans l’ombre. Au passage, elle se prononce sur les nombreux débats artistiques et sociétaux qui ont
marqué l’actualité ces dernières années dans la foulée de mouvements comme Black Lives Matter.
Un livre essentiel qui fait la démonstration que ce que nous ignorons en dit autant sur nous-mêmes que ce que nous célébrons.
Faux rebelles
Les derives du ''Politiquement correct''
Dans cet essai alliant rappels historiques et concepts sociologiques, Philippe Bernier Arcand se penche sur un phénomène observable depuis plusieurs années et qui semble prendre de l’ampleur : la volonté de certains mouvements de droite de se positionner comme « rebelles » face à une prétendue hégémonie de la pensée progressiste. Du « convoi de la liberté » aux discours ridiculisant le mouvement Woke ou conspuant les militants contre l’antiracisme, de plus en plus de gens se réclament de valeurs conservatrices et, du même souffle, s’identifient comme des résistants qui défieraient le pouvoir, les médias et – plus généralement – ce qu’ils perçoivent comme un véritable règne du politiquement correct. Traditionnellement associée à des valeurs progressistes, la figure du rebelle, par le truchement d’une argumentation parfois hasardeuse, aurait aujourd’hui changé de camp. Comment expliquer un tel renversement de paradigmes? Qu’est-ce que cette propension à s’identifier à la rébellion dénote? Quels impacts ce positionnement a-t-il sur les débats de société? Ce sont ces questions et toute la part d’équivoque qu’elles comportent que Philippe Bernier Arcand analyse dans Faux rebelles : Les dérives du « politiquement incorrect », un essai qui invite à ouvrir les débats plutôt qu'à les fermer.
LINOUBLIABLE
Chère Linou. Voici commence chaque lettre que Mimi adresse à la petite sœur qu’elle n’a pas connue. Des lettres tapées sur une vieille dactylo où elle tente de démêler les racines du passé et les événements qui ont mené leur famille au point rupture. Des lettres où elle se confie, aussi. Sur ses amitiés, ses amours naissantes, sur ce qu’elle n’ose pas dire tout haut. Des mots tantôt drôles, tantôt déchirants, qui l’aident à se définir et à se libérer d’un secret trop longtemps retenu.
Le coeur du Caribou
ATIKu UTEI
Atiku utei, « le coeur du caribou », c’est la force d’un peuple et sa grande humilité. Les Innus ont marché à travers les tempêtes de la vie. Ils ont traversé des montagnes pour se nourrir de l’esprit du caribou. Ils puisaient en lui leur force, leur courage, leur savoir. Au son du tambour, l’appel de la forêt aiguise l’instinct. La poète au coeur du caribou entend la voix de Madiba, Nelson Mandela. Elle entend les tambours jaillir et leur son ressemble à ceux de son peuple. ...
Enfants du lichen
Dans ce recueil, la voix de la poète se fond dans la mémoire du territoire, de la culture, de ses racines, la mémoire du corps intime autant que celle, atrophiée, de l’Histoire. La première partie, Enfants du lichen, souligne avec tendresse et désir de guérison l’urgence de ne pas fermer les yeux sur les disparitions d’enfants et de femmes, sur l’exclusion, les dépossessions et le mépris. Avec la seconde, Une balle en réserve, la colère reprend ses droits. Ces deux volets indissociables font appel au devoir de mémoire
Les femmes du bout du monde
Autumn et Milly forment un duo inséparable, jusqu'au jour où débarque Flore, une jeune parisienne en quête de rédemption... Hantées par le passé mais bercées par les vents et les légendes maories, ces trois femmes apprendront à se connaître, se pardonner et s'aimer
MANIKANETISH
Une enseignante de français en poste sur une réserve innue de la Côte-Nord raconte la vie de ses élèves qui cherchent à se prendre en main. Elle tentera tout pour les sortir de la détresse, même se lancer en théâtre avec eux. Dans ces voix, regards et paysages se détachent la lutte et l'espoir.
TIREUR EMBUSQUE
Shams, adolescent rescapé de la guerre en Syrie, vit son premier hiver à Montréal chez sa tante Mahboubeh, loin de sa famille restée à Alep, sa ville d’origine qui a été ravagée par la guerre. Cette séparation est perçue par Shams comme un geste de lâcheté et d’abandon. Le sentiment de culpabilité qui en découle le rongera tout au long du roman.
Après s’être battu à l’école pour une fille, Julie, il consent à suivre une psychothérapie durant laquelle il finit par s’ouvrir. Il raconte au psychologue les atrocités dont il a été témoin, la blessure mentale que la guerre a laissée en lui.
Il se lie d’amitié avec Kevin, un adolescent québécois meurtri par une bulle familiale éclatée où la violence domestique le fragilise. Avides de drogue, de sexe et de musique, Kevin et Shams sillonnent ensemble les rues enneigées de la ville dans laquelle ils essayent de trouver leur place.
SHUNI
Naomi Fontaine écrit une longue lettre à Shuni, une Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus. Elle convoque l’histoire. Surgissent les visages de la mère, du père, de la grand-mère. Elle en profite pour s’adresser à Petit ours, son fils. Les paysages de Uashat défilent, fragmentés, radieux. Elle raconte le doute qui mine le cœur des colonisés, l’impossible combat d’être soi. Shuni, cette lettre fragile et tendre, dit la force d’inventer l’avenir, la lumière de la vérité. La vie est un cercle où tout recommence.
Premier quart
un amas de métaux obscurs recouvre le côté droit de ma tête. j’en extrais mes idées les rends malléables les fais fondre avec le réel. Dans Premier quart, la poétesse revisite le Nord, lieu de sa naissance, à travers le voyage et les souvenirs. Au long de son parcours, elle tentera de comprendre les drames et réalités à l’oeuvre dans le rude climat nordique. Elle sera ainsi ramenée à ses propres combats, à la solitude, à la tristesse, à l’angoisse, et à l’hiver qui invite à l’introspection. La nature et l’écriture lui permettront d’inscrire sa quête dans un vaste héritage familial et littéraire. Ce premier recueil de Véronique Sylvain tisse la nordicité en contrepoint d’une identité féminine et urbaine. Il s’inscrit dans la lignée de poètes établis (Robert Dickson, Patrice Desbiens, Michel Dallaire, Gaston Tremblay) et émergents (Sonia-Sophie Courdeau, Daniel Aubin) ayant contribué à forger l’esthétique poétique du Nouvel-Ontario.
Le Meilleur des Mandes
La brousse en folie